|
ANNULATION - SURBOOKING
- RETARD SUPERIEUR A 3H - PERTE DE
BAGAGES

:: Édito

Comprendre les tarifs aériens...
A l’approche des vacances scolaires nombreux d’entre vous ont déjà réservé leur billet d’avion, d’ailleurs 37% des Français l’achètent plus de trois mois à l’avance. En surfant sur le grand marché internet vous avez surement du être confronté à une multitude d’offres plus prometteuse les unes que les autres. Il est alors difficile de s’y retrouver, d’où le succès des sites de comparateurs de prix auxquels plus de la moitié des passagers fait appel. Les critères de choix du passager aérien s’orientent de la façon suivante. Selon l’étude réalisée par TripAdvisor (filiale d’Expedia), en troisième position, seulement, se place la préoccupation sécuritaire (38,71%) puis est pris en compte la possibilité d’un vol direct (45%), et enfin pour plus de 68% des passagers aériens le critère interférant le plus dans leur décision est le prix.
Les compagnies s’y trompent pas et tendent à réduire a maxima leurs coûts, quels qu’ils soient, se jouant parfois de la légalité comme le démontre les situations de vols annulés en cas de manque de passagers ou au contraire surbookés. Dans ces cas, l’expertise de Transindemnite.com vous permet d’entamer une démarche de réclamation auprès des compagnies.
Depuis 2007, l’Union Européenne s’efforce de mettre le holà à des pratiques commerciales douteuses et rappellent que les passagers aériens sont aussi des consommateurs dont les droits doivent être respectés.
|
|
:: Actualité

Le portemonnaie des passagers aériens accuse le coût !
Le prix s’avère donc être le premier critère de choix pour le passager aérien. Etant donné qu’un billet d’avion se détermine en fonction du carburant, de la maintenance, du personnel et de frais divers (taxes, services à bord…), suivant un lien de cause à effet, la préoccupation principale des compagnies est celle se rapportant au prix du carburant.
Avec un prix du baril de pétrole en constante augmentation les compagnies cherchent à contourner le budget exorbitant consacré au carburant. Selon l’étude TripAdvisor, 35% des compagnies aériennes interrogées pensent que la facturation de coûts supplémentaires est une source efficace de nouveaux revenus, 34% pour le paiement de prestations de divertissement, 17% pour les repas (24 %).
Il faut tout de même noter que des initiatives sont prises par les transporteurs aériens pour réduire leurs coûts sans que le passager en pâtisse. A noter, qu’en février dernier, la compagnie lowcost EasyJet testait une nouvelle peinture issue de la nanotechnologie militaire, sur ses avions qui permettrait de réduire la consommation en énergie, ou encore Airbus teste le biocarburant à base de Jatropha, plante cultivée en Amérique du sud. Même si ces approches sont innovantes, elles restent surtout marginales.
C’est pourquoi les compagnies ont préféré changer leur stratégie en passant des campagnes publicitaires des vols tout compris d’il y a quelques années, aux vols tout en sus, taxant de la meilleure façon le portemonnaie du passager aérien.
Désormais, l’on note l’existence d’un tarif virtuel des plus attractifs correspondant à celui de base. Et un autre, bien loin du premier mais plus réaliste, qui coïncide avec une addition de suppléments.
Sous l’effet de la démocratisation du transport aérien, le premier tarif n’a cessé de diminuer mais le second par contre est en constante augmentation.
Le fait est que les compagnies imposent le paiement de plus en plus de sus sans justification claire. A titre d’exemple, vous seront demandés quelques euros pour des frais de gestion de dossier, de réservation, de transaction, de paiement par carte bancaire, de frais d’enregistrement… S’ajoutent à cela, des frais de bouche à bord de l’avion non compris dans le billet low cost. Même la faute de frappe est sujette à compensation financière, c’est ainsi que le magazine Anglais Which ? a dénoncé les coûts imposés (jusqu’à plus de 100 euros) par les compagnies pour modifier l’orthographe du nom figurant sur le billet d’avion. Lire l'article
La dernière trouvaille en termes de supplément revient à la compagnie Ryanair qui s’est permise d’ajouter le 4 avril dernier une taxe généralisée de 2 euros sur tous les billets pour compenser les pertes subies à la suite des perturbations liées à l’éruption volcanique islandaise de l’année dernière. Selon le Daily Mirror, les pertes engendrées par la crise du nuage de cendres aurait coutées 88 millions de livres alors que la taxe aurait rapporté 150 millions de livres.
Jean-Louis Barroux, spécialiste de l’industrie aérienne et auteur de Compagnies aériennes : modèle d’un Faillite (édition Archipel) dénonce le manque de cohérence dans la fixation des tarifs et prône la méthode du juste rapport qualité-prix :
« Vu de l’extérieur, si je peux me permettre, il semble que les préoccupations techniques et environnementales accaparent tout l’intérêt des hautes directions des compagnies aériennes et qu’il ne reste plus de temps pour s’occuper des consommateurs. […] Alors, une fois pour toutes, il est admis que ces derniers ne veulent que des tarifs de plus en plus bas et que leur donner satisfaction sur ce point doit suffire. […] Et alors tout le monde s’acharne à mettre sur le marché des tarifs qui n’ont plus ni queue, ni tête en truquant de manière éhontée le prix de vente final, qui n’a d’ailleurs plus rien à voir avec les prix affichés. […]Les grilles tarifaires sont certainement trop complexes et étendues. Il est urgent de les rendre plus compréhensibles et plus simples. Enfin tous les clients sont persuadés, souvent à juste titre, que quelqu’un dans le même avion avec le même service, paie moins cher que lui. Et c’est très frustrant. Il faut donc revenir à la bonne vieille formule « value for money* ». Les transporteurs occidentaux doivent retrouver le bon sens.
*Rapport Qualité-Prix
|
|
:: Rencontre

Vers un prix « tout compris » ?
En juillet 2007, le parlement européen s’était déjà prononcé en faveur d’une plus grande transparence des prix toujours dans le même objectif de protection du consommateur. C’est pourquoi l’Union Européenne voulait obliger les agences de voyage et les compagnies à appuyer leurs publicités sur des prix réels.
En réalité, les compagnies continuent de flirter avec les campagnes publicitaires mensongères s’appuyant sur l’apparition de ces nouveaux frais supplémentaires. C’est pourquoi, un député européen a récemment interpellé le vice-président de l’Union Européenne chargé des transports, Siim Kallas, afin que les compagnies aériennes n’assomment plus les passagers de frais additionnels. Ce dernier a la volonté d’obliger les compagnies à afficher des tarifs « tout compris » afin que la transparence sur les prix soit la plus efficace au regard des droits protégeant les consommateurs.
La transparence des prix a fait l’objet de la campagne publicitaire de 2010 impulsée par le commissaire européen responsable des transports : « Conformément à la législation UE, […] le prix final à régler devrait être constamment indiqué. Les suppléments tarifaires optionnels devraient être communiqués de manière claire, transparente et sans ambiguïté, dès le début du processus de réservation, et votre acceptation de ces éléments devrait reposer sur votre seul choix. » (Campagne publicitaire de l’UE - 2010 : Vos droits de passagers en main).
Même si l’UE ne prévoit pas d’interdire ces frais le droit national des états membres pourrait s’en charger. En janvier dernier, un jugement espagnole a fait beaucoup de bruit et pourrait être le prémisse de beaucoup autres : le tribunal de commerce de Barcelone a jugé abusive l'obligation imposée aux clients de la compagnie Ryanair de payer 40 euros s’ils se présentaient au guichet de l’aéroport sans avoir préalablement imprimé leur carte d'embarquement.
|
|
:: Nos Services

Passager : victime par ricochet d’une stratégie économique.
Dans l’étude de ses dossiers, Transindemnite.com est bien souvent choqué de la pratique commerciale des compagnies. Trop souvent les passagers confrontés à des vols retardés, annulés ou surbookés sont en réalité des victimes par ricochet des restrictions d’ordre économique. Tantôt le vol est perturbé en raison de problème technique, pour illustration il est parfois plus rentable pour une compagnie de faire venir un autre avion plutôt que d’acheter et changer une pièce couteuse auprès des services de l’aéroport. Tantôt le problème relève d’un dépassement du temps de travail légal du personnel pour lequel aucun remplacement n’est prévu. Les situations des plus regrettables sont celles de vols annulés par manque ou trop plein de sièges réservés, les passagers ne sont alors pas considérés comme des clients avec lesquels un contrat individuel de transport a été conclu mais présentent bien un ensemble, une masse se devant de rentabiliser le vol.
Tous ces cas ne sont évidemment pas exonératoires de responsabilité pour les compagnies mais elles se moquent bien souvent du mécontentement des passagers, qui bien malgré eux, sont pris en otage et dont la seule solution reste l’attente interminable à l’aéroport.
Toutefois, tout n’est pas perdu et Transindemnite.com peut à votre retour vous accompagner dans une démarche de réclamation afin de faire valoir vos droits.
|
|