
La nuit dernière les députés de l'Assemblée nationale ont voté la proposition de loi visant à instaurer un "service minimum" dans le transport aérien, comme c'est le cas depuis 2007 dans les transports en commun terrestres, notamment la SNCF et la RATP.
La grande différence réside toutefois dans la terminologie "minimum", puisque le personnel des compagnies aériennes, privées, ne peut en aucun cas être réquisitionné pour travailler. On préfère parler de service "garanti". Ce texte rend obligatoire pour les salariés, sous peine de sanction, une déclaration individuelle de participation 48 heures avant chaque jour de grève, et pour les employeurs, de faire des prévisions de trafic au plus tard 24 heures avant la perturbation.
Les salariés renonçant à participer à une grève ou décidant de reprendre leur service devront aussi, sous peine de sanctions disciplinaires, en informer leur employeur au plus tard 24 heures avant leur participation ou reprise prévue, selon des amendements votés mardi soir. Votée par les députés à l'Assemblée nationale, la proposition de loi doit désormais être soumise au Sénat avant d'être promulgée. Pas sûr que les sénateurs, majoritairement à gauche, décident de voter cette loi.
"La proposition de loi est indispensable : elle répond à une attente des Français, dont certains d'entre eux ne supportent plus d'être pris en otage lors des conflits sociaux dans le transport aérien, notamment lorsqu'ils partent en vacances", a affirmé le ministre du Travail Xavier Bertrand.
Les syndicats, qui s'opposaient dans leur grande majorité à cette proposition de loi, se sont réunis cet après-midi pour décider d'une marche à suivre pour protester. Selon la direction d'Air France, qui a réagi au vote des députés, la dernière grève du personnel navigant commercial, pendant les vacances de la Toussaint, a coûté à la compagnie 20 millions d'euros (Source : Tour-Hebdo.com)